Rio San Juan

Mon aventure sur le Rio San Juan

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  • Mon expérience :

 

Logeant à l’Hostelito San José, à El Castillo, le propriétaire des lieux connait un guide pour nous, qu’il nous (Deux compagnonnes de voyage finlandaises et moi même) propose de rencontrer le soir même de notre arrivée pour que nous puissions organiser notre journée de demain sans délai. Il court le chercher et revient avec Darwin (En espérant que cela s’écrive comme cela), qui sera notre guide du lendemain.

 

Voici ce qu’il propose :

 

  • Tour des caïmans pour 40$, le TOUR, ce qui signifit 13$/pers. (Pour 4, 10$, ainsi de suite)
  • Tour du camping 2j/1n, pour un total de 75$ que je négocie à 65$ PAR PERSONNE, et qui comprend tous les autres tours, celui que nous finissons par prendre, et que je vous décris en semi-détail ici :

 

 

8 heures du matin :

Heure du rendez vous, directement à sa maison non loin de l’hostelito. Rencontre avec un couple d’anglais qui étaient là en avance (pour le même tour que nous) apparemment, où alors sommes nous en retard…  Nous rencontrons alors à notre tour le deuxième guide “Roberto” qui nous accompagnera dans cette aventure, car avec cinq personnes, il faut deux kayaks et donc deux guides !

Décrétant que j’étais celui qui parlait le mieux espagnol, Darwin m’a chargé du rôle de traducteur espagnol/anglais pour ce périple. Et ce fut, avec plaisir !

 

9 heures :

Départ en kayak, nous glissons sur le Rio San Juan lentement mais sûrement en s’émerveillant de la nature environnante, nous discutons avec les guides pour créer un peu plus de proximité avec eux.

Alors que nous voguons sur cette rivière, j’aperçois des cocotiers sur une rive, appartenant de toute évidence à une tierce personne. Le guide m’interroge sur l’entrain dans je fais preuve à la vue de ces noix de coco, et lui répond que depuis Corn Island, j’en suis fan. Ni une, ni deux, nous faisons un crocher et accostons sur la rive.

Notre guide par chercher le propriétaire pendant que nous attendons ce divin nectar. 20 minutes plus tard, il revient enfin, les autres m’en veulent peut être de nous faire perdre 20 minutes, mais au final tout le monde sera bien content d’avoir son eau de coco et sa chair de coco qui nous servira de petit déjeuner !

Nous reprenons les kayaks, et nous nous en allons encore plus bas sur ces eaux, jusqu’à arriver à un poste de douane où notre guide s’acquittera du prix d’entrée de 3$ par personne, inclus dans le prix que nous avons payé pour le tour.

J’en profite pour m’éloigner un peu, curieux, je m’en vais parler avec les militaires basés là. Premièrement peu avenant, en recul, mais plus je m’intéresse à eux, plus au final ils se lâcheront et en viendront à me faire écouter de la musique sur leurs portable, à m’interroger sur la situation amoureuse des filles du groupe. Nous plaisantons ensemble pendant une trentaine de minutes, puis il est l’heure de repartir sur un canal perpendiculaire à la rivière, à l’eau beaucoup plus claire.

 

10 heures :

Pagayons chers amis, pagayons en cœur ! Quelques dizaines de minutes plus tard, le niveau d’eau est trop bas pour passer, dans le canoë où je me trouve nous sommes 4 à bord. Je me jette sans soucis dans l’eau qui m’arrive aux genoux pour tirer notre chaloupette et l’orienter vers des eaux plus profondes. Cela me vaudra le surnom de “El Marinero” pour le reste de l’aventure.

 

12 heures :

C’est l’heure de la pause repas, mais avant, quelques brasses pour se rafraîchir.. Aaaaah, ça fait un bien fou ! Le repas très complet, est composé de Gallo Pinto, de légumes, de poulet cuisiné en sauce, ainsi que de pain. Nous accompagnons ce fin met avec une brique de jus d’orange.

 

12 heures et 30 minutes :

Amusés par les petits poissons foisonnant dans la rivière, nous leurs lançons du riz, des petits bouts de pains. C’est à ce moment là que les guides sortirent les hameçons et fils de pêche, et nous enseignèrent l’art de pêcher à la ligne avec des morceaux de carottes et patates aux herbes. Les premières minutes sont infructueuses, mais rapidement la technique s’acquiert et c’est une dizaine de poissons que nous sortons de l’eau pour le repas du soir.

 

13 heures :

 

 

Après une petite demi heure de kayak, nous accostons sur une petite berge qui deviendra notre point de campement par la suite, en un rien de temps le campement est monté, et nous nous jetons de nouveau à l’eau.

 

 

15 heures et 30 minutes :

Après avoir profité de la douceur de cette eau douce, et avoir pris notre collation de biscuits et de jus de fruits, nous nous en allons pour la randonnée forestière.

Nous marchons à travers la forêt qui parait dense au sol, mais éclaircie en hauteur, comme nous avait prévenu le guide, un ouragan est passé par là, voilà 5 mois, ravageant ainsi les fiers arbres qui se dressaient là. Nous découvrons alors des fourmis/piercing, qui lorsqu’elles vous mordent, laissent leurs tête dans votre peau, ce qui fait office de piercing, assez dur à enlever.

 

 

Découvrant petit à petit la faune et la flore grâce à Darwin, nous rencontrons paresseux, singes, fourmis rouges et noires (Parce que Toulon… Pardon, chauvinisme sportif, pour les connaisseurs),  crapauds, tortues en bordure de fleuve, mais aussi oiseaux de toutes sortes, dont des toucans hauts en couleurs.

 

18 heures :

Revenus au point de départ, nous attendons patiemment que la nuit tombe pour partir à la découverte des caïmans. Un bruit se fait entendre non loin de nous. Ca se rapproche. Finalement nous découvrons un crapaud dans les feuillages. Saviez vous que le croassement qu’ils produisent ici, est semblable aux cris d’un gros animal, si vous atterrissez dans la jungle sans avoir vu ces crapauds, vous allez vous inquiétez de savoir ce qui peut produire ce hurlement.

 

18 heures et 30 minutes :

Top départ, nous repartons avec seulement une lampe par kayak, le cadre est magnifique, dans le noir quasi total, les étoiles se reflètent sur l’eau de la rivière, qui nous offre alors un spectacle merveilleux. Nous avons des étoiles sous nos mains et au dessus de nos têtes.

 

18 heures et 50 minutes :

Darwin repère quelque chose sous un amas de branchage tombé dans l’eau. Nous, nous ne voyons rien. Il se rapproche de la rive, puis des branchages, et appelle Roberto. Nous entendons alors de grands remous dans l’eau, puis nous voyons nos guides, caïmans en mains, avancer fièrement vers nous. Ils nous expliquent les caractéristiques du caïman, ce qui le distingue du crocodile, comment l’attraper, où poser ses mains, ainsi que comment reconnaître un mâle et une femelle. Chacun notre tour nous prenons place sur le bord d’un des canoë, pour prendre ce caïman sur nous. Nous caressons ce reptile, fascinés, puis nous le relâchons dans l’eau, encore ébahis par l’expérience.

 

 

19 heures et 30 minutes :

 

De retour au campement, nous dînons autour d’un feu avec un bon repas, dont le poisson que nous avons pêché et que Roberto à continué de pêcher pendant que nous étions dans la jungle.. Épuisés, la plupart vont se coucher, je décide de rester un peu autour du feu, hypnotisé..

 

 

6 heures et 30 minutes :

Réveil un peu frisquet mais nous sommes vite réchauffé par le café. Petit déjeuner avalé, je vois les autres peinés à terminer leurs assiettes, et c’est comme à mon habitude, que je finis les assiettes restantes et le fond des casseroles. Dernier saut dans l’eau à cet endroit, on remballe le campement en moins de deux, et on se tient prêt au départ.

 

 

 

7 heures et 30 minutes :

Nous rebroussons chemin jusqu’à revenir au poste de douane, la veille au soir le guide m’avait expliqué ce que nous allions faire dans la matinée. Cependant, grâce à ma mémoire sensationnelle, j’avais totalement oublié. Les autres qui ne parlent pas espagnol me demandèrent encore et encore ce qui était prévu. Aucune idée. Alors que nous pagayons gaiement, des singes sautent d’une rive à l’autre, d’arbre en arbre, au dessus de nos têtes. Phénoménal.

 

10 heures :

Cela fait 2 heures que nous avons quitté la douane, et nous nous dirigeons toujours plus bas sur le Rio San Juan. Ne devrions nous pas rentrer ? Remonter la rivière ?

Après maintes relances de mes compagnons, je finis par demander au guide le planning de la matinée. A peine sa phrase commencée, bon sang mais c’est bien sûr ! Les crocodiles ! Nous essayons de trouver des crocodiles en train de bronzer au soleil, je me rappelle maintenant ! J’explique donc le programme aux autres, qui retrouvent un peu d’entrain à la nouvelle, et me garde de leurs dire que je le savais depuis la veille. (Rooh hein pas de jugement, laissez moi finir mon histoire 🙂 )

 

10 heures et 30 minutes :

Toujours pas de crocodile, manque de chance. Cependant, nous en avons vu le long du Rio après être parti de San Carlos, donc, sans réel regret. Nous bifurquons une fois de plus sur une perpendiculaire à l’eau claire, pour un ultime bain. Je décide de m’essayer au rôle de crocodile, pas facile, mais cela fît au moins rire les guides. Nous grignotons quelques biscuits et sirotons quelques jus de fruits.

 

11 heures :

Darwin et Roberto nous indiquent que nous rentrons à El Castillo, les autres désespèrent de devoir pagayer à contre courant sur cette longue, loongue distance. Pour ma part, je suis enjoué, mais j’ai quand même une voix au fond de ma tête qui me dit “Ouuuh vous allez galérez mes pauvres” que je fais taire pour l’instant.

 

11 heures 10 minutes :

A peine sortis de ce canal, et revenus sur le Rio, une barque à moteur à l’arrêt stationne près du rivage. Nous nous dirigeons vers l’homme en train de pêcher, il s’avère que c’est notre billet de retour ! Tout le monde est soulagé, j’aurai quand même bien pagayé un peu plus ! Ahah. Mais je ne vais pas me plaindre, Oh Non ! Nous attachons un des canoë à l’arrière de la barque, quant à l’autre, nous le chargeons SUR la barque. Et direction El Castillooo !

 

12 heures :

 

Nous arrivons enfin à El Castillo, après avoir eu droit à d’innombrables paquets biscuits et jus de fruits en tout genre, restes non consommés du voyage qu’ils ne gardèrent pas pour eux. Après avoir échangés les photos, nous les remercions chaleureusement, puis ils nous remercièrent à leurs tours.

 

 

Il y avait peut être un tour moins cher, mais Darwin et Roberto sont des personnes joyeuses et qui aiment faire découvrir leurs région. Alors ce fût avec un réel plaisir que je suis passé par eux 🙂

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