Roboré

La région de Santa Cruz et ses beautés...
Roboré, Aguas Calientes, Santiago de Chiquitos

Situé à 450km de Santa Cruz, et à 200km de la frontière Brésilienne, ce coin de la Bolivie regorge d’histoire. Outre cela, il est particulièrement apprécié pour ses sources chaudes, d’où le village d’Aguas Calientes (Eaux Chaudes).

Prévoyez AU MINIMUM 4 jours sur place, car, entre lac d’eau chaude, rivières, cascades, randonnées, vous allez en avoir des choses à faire ! Si vous cherchez un volontariat, cela pourrait être notamment une bonne expérience.

C’est un lieu touristique peu connu en raison de son éloignement, de ce fait les personnes voyageant pour une ou deux semaines en Bolivie n’ont malheureusement pas le temps de s’y rendre. Situé dans la région de Santa Cruz, le point fixe où la majeure partie des touristes s’installe pour visiter les alentours, est Roboré. Je conseillerai notamment Aguas Calientes, poser sa tente près du lac d’eau chaude, où vivre dans les cabanes, pour pouvoir se baigner pendant la nuit, est plus que délicieux ! Certes, vous aurez des moustiques, mais comme dans toute cette région 🙂

Petit détail avant de commencer : 

Je n’ai pas tout visité dans la région, je vous recommande notamment de visiter Chochís et San Jose de Chiquitos. J’y repasserai possiblement, à ce moment là je compléterai 🙂

Que faire dans les alentours de Roboré ?

 

  • El Chorro de San Luis

 

C’est un coin naturel de paix, non seulement pour ses eaux cristallines, mais par sa chute d’eau d’une vingtaine de mètres de hauteur. Vous pourrez notamment échapper à la chaleur en vous plongeant dans les quelques piscines d’eau froide présentes. N’hésitez pas à explorer un peu les environs à la recherche d’autres petits coins de détente. Situé à 4 km du centre de Roboré, la marche n’est pas très compliquée, vous y serez vite arrivé ! 

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  • Los Totaizales

 

Totaizales est situé à 5 km du centre de Roboré, c’est une cascade d’eau froide de 30 mètres de haut, située dans la forêt Chiquitano. Au milieu de la végétation, vous pourrez vous relaxer dans un cadre magnifique ! Attention, quand le soleil se cache derrière des nuages, il peut faire frais avec l’humidité de la cascade. Évidemment, tout dépend la saison de votre venue !

 

  • Los Helechos

 

Autre grande cascade des environs, vous n’aurez qu’à emprunter le chemin à gauche de celui menant à Totaizales. Vous n’aurez qu’une toute petite demi heure pour vous rendre à la piscine naturelle et sa chute d’eau.

Que faire dans les alentours de Santiago de Chiquitos ?

 

Ex mission Jésuite, Santiago de Chiquitos se situe un peu plus dans les terres en comparaison avec Roboré ou Aguas Calientes plus accessibles par la route.

Ce sont des randonnées, des points de vue, des piscines, des cascades, ainsi que des peintures rupestres, que vous offre ce lieu à l’écart de tout. Notamment plein d’histoire, je vous conseille fortement de vous intéresser à la culture locale et son passé.

 

  • Sendero La Antesala del Cielo

 

Petite marche qui aboutit à un point de vue sur la vallée de Tucabaca, si vous n’avez pas trop d’énergie ou de temps, c’est l’occasion parfaite d’occuper une heure ou deux. Ne vous arrêtez pas au premier mirador dans la montée, continuez, le meilleur spot est un peu plus haut !

 

  • El Arco

 

De même, vous pourrez faire une marche jusqu’à une formation rocheuse en forme d’arc, taillé par le vent et la pluie au fil du temps. Depuis ce point, vous pouvez vous rendre aux caves de la vallée de Tucabaca, à une heure de marche à travers la faune et de la flore de la forêt tropicale Chiquitano.

Que faire dans les alentours de Aguas Calientes ?

 

Situé à 30km de Roboré, c’est un lieu touristique fréquenté pour ses sources d’eaux chaudes, parfois même trop chaudes !  La théorie serait la suivante, vu qu’il n’y a pas d’activité volcanique dans la région, l’eau descendrait dans les profondeurs de la terre où elle chaufferait, avant de remonter, tout en gardant sa chaleur, à la surface. Tout petit village, il n’y a pas grand chose hormis les sources chaudes.

Les lieux principaux pour se baigner sont « Los Hervores », « El Playon », « El Burriño », et « El Puente ». Ce dernier étant plus froid, aux alentours de 25°, quant aux autres, la température est plus aux environs de 40°, voir plus.

Les points d’eau chaude comme « El Playon » deviennent véritablement magiques au coucher du soleil, les oiseaux survolant l’eau dans la pénombre, la vapeur recouvrant la surface comme une couche de nuages qui glissent le long du ciel…

C’est un endroit où on y resterait des heures sans bouger, à admirer ce qui se passe devant nous…

 

  • Cascada Yorordba

 

Cascade d’eau froide, c’est un petit coin de tranquillité au milieu de la flore tropicale. Lire un bouquin les pieds dans la piscine naturelle, ou sur des bancs improvisés, à vous le choix !

Il vous faudra marcher une heure environ depuis l’entrée de Aguas Calientes pour y arriver. Une fois arrivé aux premières maisons, il vous faudra passer une barrière en bois sur votre gauche pour continuer sur le bon chemin.

Pour vous repérer, des marques de peinture jaune sont présentes sur les arbres/roches bordant le chemin.

Comment s’y rendre ?

 

  • En Bus depuis Santa Cruz ou le Brésil (frontière Puerto Quijarro)
  • En Train depuis Santa Cruz
  • En Stop depuis Santa Cruz ou le Brésil (frontière Puerto Quijarro)

Où se loger ?

 

  • Le Camping El Tucan / Site Balnéaire « El Playon »

 

Pour un prix de 30 Bs (4e), vous pouvez poser votre tente le jardin, tout près de la source d’eau chaude. Vous avez accès aux toilettes, aux douches, aux robinets… Bref, tout ce dont vous avez besoin. Se baigner de nuit dans cette eau chaude est tout simplement un pur délice. L’eau n’est pas du tout profonde, c’est aussi idéal pour des sorties en famille !

Ils ont notamment des cabanes dont je ne connais pas le prix de la nuit, pardon !

Si vous ne voulez pas payer, il y a une quantité de spots possibles pour poser la tente, ou le hamac si vous avez une moustiquaire, pas de soucis ! Je ne suis pas resté dormir à Roboré, ni à Santiago de Chiquitos, donc je n’ai pas d’informations sur les hébergements, hormis que cela tourne aux environs de 50 à 60 Bs.

La petite histoire sur mon arrivée là bas :

Je suis parti en stop assez tard de Santa Cruz, après être sorti de la ville, j’ai commencé (sous la pluie) à lever le pouce vers 11/12h… Je n’ai pas attendu plus de 30 min qu’un homme m’emmène 10km plus loin à une station essence, où ce sera un taxi qui s’arrêtera pour m’emmener jusqu’au péage 15km plus loin, sans me demander quoique ce soit en échange. Il est environ 13h, je commence à avoir faim, je mange donc à un petit boui-boui dans la rue, où des enfants en bas âge jouent avec mon sac (qui manquera d’ailleurs de les écraser ^^).

Rassasié, je reprend mon activité favorite… debout, bras tendu, pouce levé. J’attends, j’attends… En face de moi, une femme qui tente de vendre des sodas aux voitures qui s’arrêtent au péage, on finit par sympathiser et je lui promets de lui en acheter un si quelqu’un veut bien m’avancer sur mon chemin. Une voiture finit par me demander où je vais, et accepte de m’emmener. Je fais un rapide volte face pour acheter un soda à ma partenaire d’attente, je me retourne pour commencer à marcher vers la voiture qui s’était arrêté quelques mètres plus loin, pour me rendre compte… qu’elle est partie. Hum Hum Hum… Merci l’ami !

Heureusement je n’ai pas à attendre beaucoup plus longtemps pour qu’un grand père me dépose au croisement pour Trinidad ou Roboré, à 20km. Je fais ce qu’on appelle des sauts de puce, je n’avance pas beaucoup, mais au moins j’avance pour aller à un point stratégique, comme un croisement où une seule route est possible en direction de la destination voulue.

Et, « comme prévu », je ne tarde pas à être ramassé par un colombien travaillant depuis des années en Bolivie, au cours des quelques heures de route, nous faisons quelques arrêts dans des fermes tenus par des communautés Mennonites, pour acheter essence et quelques bricoles dont il a besoin.

Au final, mon dernier trajet sera de nuit, j’aurai parcouru un peu moins de 200km, et je me retrouve dans une « aire d’arrêt » de camionneurs. Je ne suis qu’à 50km de la prochaine ville, que faire ? Essayer de l’atteindre pour plus de sécurité ? Ou chercher un coin ou poser la tente ?

Je décide de demander à quelques camionneurs arrêtés sur le bord de la route, ils sont amusés de voir que je parle espagnol et que je mastique de la coca, ils sont vraiment sympas, je suis crevé, mais ne vont pas dans la direction qui m’intéresse. Un d’eux s’approche de moi, et me tend une bière. Je rigole, le remercie, mais lui répond que j’ai ce qu’il faut dans mon sac en sortant une bière (que je me félicite de ne pas avoir bu à SC). L’effet que cela sur eux ? Ils m’acceptent directement ! M’offrent quelques tournées de bières (oui oui ils conduisent après…), même si je n’ai pas beaucoup je mets la mienne (nous sommes 4, moi compris), et nous rigolons, plaisantons, jusqu’à ce que l’un d’eux vienne me voir en me disant qu’il connaît bien le gérant d’une des épiceries, ce dernier accepte que je pose mon hamac à la fermeture, soit 1h du matin, devant son magasin, entre deux arbres.

Mes amis camionneurs repartent, et je m’assois sur un banc, attendant l’heure à laquelle je pourrais enfin me reposer…

C’est là que je rencontre un jeune de mon âge plus ou moins, qui habite dans une maison à 15min de marche dans les terres, il me propose de pouvoir m’héberger, il ne me semble pas louche, plutôt… pas une personne que je fréquenterais si je devais choisir.

Effectivement, pendant que nous marchons vers sa maison, il s’achète quelques bouteilles d’alcool de menthe à 60° qu’il veut qu’on partage, pour ne pas le vexer je simule deux fois sur trois de boire. Lieu inconnu, personne inconnue, destination inconnue, pas moyen que je me laisse prendre à ça. Il me raconte qu’il était dans un gang, me montre toutes les cicatrices qu’il a (de couteaux, balles, autres…), le point positif que j’en tire, est qu’il habite ici maintenant pour retrouver une ville normale loin de ce milieu.

On arrive chez lui, tout va bien, il continue à boire, je me laisse prendre à quelques petites gorgées entre les quelques fausses, j’attendrai alors qu’il tombe endormi pour enfin pouvoir me reposer, emmitouflé dans mon duvet, sur le sol.

Le lendemain, sa sœur nous cuisine un petit déjeuner, je les remercie, et je m’en vais reprendre la route sans vraiment chercher à m’attarder.

Ce n’est qu’une heure et demi plus tard que j’aurai un ride qui m’emmènera un peu plus loin, avant de dégoter LE camion qui me mènera jusqu’à Roboré, enfin ! Je vais y arriver, et tôt !

Je n’ai pas beaucoup d’eau, heureusement le camionneur me propose une alternative…

Bref, j’arrive enfin à Roboré, je marche les quelques 2km qui me séparent du centre. Je ne ressens pas vraiment grand chose, j’ai comme un sentiment que ce n’est pas là où je dois m’arrêter, les auberges sont chères, pas plus de 8e, mais pour moi, c’est une somme conséquente à ce niveau du voyage. Je cherche un coin où mettre ma tente, mais plus je marche, plus je m’éloigne du centre, plus je retourne vers la route, refaisant 2km…

J’ai entendu parler d’Aguas Calientes à quelques 30km de là, soit… Je reprends le stop qui marche très vite, cela me permettra donc d’arriver avant 17h, largement le temps donc de trouver où dormir. Le village est très petit, le parc principal est énorme, ce que je trouve incohérent, mais là n’est pas le sujet, j’ai entendu parler d’un camping avec accès à un lac d’eau chaude, je demande aux personnes présentes qui me l’indiquent avec un sourire, je m’y rend en quelques 5 minutes, et c’est pour 3e (saison basse) la nuit que je peux poser ma tente, avec accès aux toilettes, douches, et au lac d’eau chaude ! Le bonheur !

Pour le retour quelques jours plus tard, j’ai directement pu prendre un camion qui allait jusqu’à la frontière Brésilienne, puis qui retournait à Santa Cruz, j’ai donc suivi le mouv’ ! Et en arrivant à SC vers 2h30 du matin, on s’est joint à des collègues à lui qui étaient en train de boire, avant que je décide d’aller me coucher à 5h du matin dans le camion, un peu bourré cette fois je l’avoue, bon, j’avais confiance ça va !

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